Geekerella, mash-up du mot « geek » et de Cinderella (le nom de Cendrillon en anglais), raconte l’histoire d’une jeune lycéenne, Elle (diminutif de Danielle), qui a perdu son père et sa mère et vit à présent avec sa belle-mère et ses deux demi-sœurs, les jumelles Chloe et Calliope. Elle est fan de la série des années 90, Starfield, série télévisée complètement fictionnelle et inventée par Ashley Poston, l’autrice de Geekerella. La protagoniste développe un amour pour la série qui a été transmis par ses parents, fans eux-mêmes de la série à l’époque où elle est sortie et qui se sont rencontrés à une convention. Un reboot de la série, cette fois en film, est annoncé au grand public et le héros Carmindor, the Prince Federation, va être joué par Darien Freeman, un jeune acteur connu pour son rôle dans un soap opera, Seaside Cove, et qui a déjà un fandom important composé de jeunes filles surexcitées. Darien est, lui aussi, fan de Starfield. Elle et Darien se rencontrent accidentellement par messages (textos) lorsque Darien se trompe de numéro de téléphone, et ni l’un ni l’autre ne révèle son identité : Darien ne dit pas qu’il est le nouveau Carmindor, et Elle ne dit pas qu’elle est l’autrice du blog Rebelgunner, très connu au sein du fandom Starfield. Elle n’attend qu’une chose, la geek convention où un concours de cosplay est ouvert, afin de pouvoir avoir la chance d’aller gratuitement à la première du film à Los Angeles ainsi que d’aller au bal masqué.
À travers Geekerella, une réécriture contemporaine de Cendrillon à l’ère du numérique, j’examinerai en quoi cette fusion de la pop culture et de l’aspect niché de l’esprit geek offre au lecteur de multiples formes de « geekiness » par les différents personnages du roman, et montre une évolution de la culture geek depuis les années 1980 à nos jours, cette dernière étant parfois sous tension.
Dans un premier temps, je m’intéresserai en quoi le geek dans le roman de Poston est avant tout un fan inconditionnel, plus à l’aise dans la fiction. Ensuite, je noterai la tension persistante dans l’évolution du fandom, entre le geek ringard et le fan moderne. Et enfin, je montrerai en quoi les différentes formes de geekiness sont le reflet du développement du personnage adolescent.
Le geek : individu mal à l’aise dans la vie, comblé dans la fiction
Tout d’abord, le geek dans Geekerella se présente comme un fan inconditionnel d’un monde fictionnel, qui est plus à l’aise dans ce dernier que dans le monde réel.
Dans le roman de Poston, le geek est avant tout un fan. Le mot « geek » est d’ailleurs utilisé dans le titre pour souligner le fait que le fandom au centre de l’intrigue n’est autre qu’un « media fandom » et non un « sports fandom ». Tosenberger explique que le « fandom dans le monde du sport est largement normalisé dans la culture occidentale, tandis que les fandoms centré sur des récits fictifs sont encore considérés comme faisant partie du domaine des ‘socially hopeless geeks’ [1] ». Le roman met l’accent sur des personnages marginaux qui ne se sentent pas inclus dans la société, comme Darien qui dit qu’il n’a jamais trouvé sa place « never fit in anywhere [2] » dans le monde qui l’entoure. Ce sont donc les fans dans leur marginalité sociale qui manifestent leur geekitude. La fréquence des termes utilisés dans le roman est également assez parlante : en ce qui concerne les termes « fan, fanboy et fangirl », ils sont très présents puisqu’il y a environ cent-douze occurrences. Toutefois, pour les termes qui vont définir et qualifier ces fans, on constate seulement huit occurrences pour les mots « geek, geeky », trois occurrences pour le terme « nerd, nerdy », et seulement deux pour « dork, dorky ». On constate ici que peu de ces termes sont utilisés, notamment parce que ce sont des termes plus nichés. Peyron note d’ailleurs que le terme « geek » n’est pas si courant, et n’est employé vraiment que par les geeks eux-mêmes, ou du moins, ceux qui se considèrent comme tels :
Un réel phénomène de mode émerge autour de la culture geek, mais sous-entendre qu’il y aurait soixante millions de geeks en France fait perdre la singularité des geeks. Le paradoxe est encore plus visible si l’on se penche sur l’usage du terme « geek » qui est encore loin d’être entré dans le langage courant, et qui reste pour beaucoup un anglicisme obscur, […] aucune définition précise de ce qu’est un geek n’a encore été établie. [3]
En fait, ce sont les termes « weird, weirdo et weirdness » qui prédominent sur les autres qualificatifs dans le roman avec trente-sept occurrences. Si le terme « fan » n’a pas forcément de connotation négative et est donc largement utilisé dans le roman par les personnages concernés, ce n’est pas le cas de weird. Dans Geekerella, les différents qualificatifs sont utilisés comme des armes par les personnages qui voient d’un mauvais regard la culture fanique, comme Chloe, la demi-sœur d’Elle, qui tente de blesser Elle en lui disant qu’elle est « some weird little geek [4] » ou encore « you’re an orphaned, friendless little worm whose father was a loser geek who liked weird space crap more than his family! [5] ». Le mot geek peut également être utilisé comme une affirmation, comme le fait Darien à la fin du roman, lors de la convention, quand il dit « we’re all geeks here [6] ». Darien essaie de se réapproprier le terme, d’en faire un qualificatif positif, d’en faire une force parce qu’il n’est pas seul. Le terme « geek » change de sens selon celui ou celle qui le dit, et le geek est mal perçu et ringardisé lorsqu’il se trouve seul, ce qui n’est pas le cas lorsqu’il se trouve avec d’autres personnes geek : « D’abord très péjoratif à l’image de son proche cousin « nerd », le mot geek est largement revendiqué depuis une décennie comme une fierté, une appartenance à une communauté qui partage une même approche des objets culturels [7] ».
Cette marginalité à laquelle les partisans de ces media fandoms font face suggère de ce fait le sentiment de honte, car ils sont différents, car ils ont du mal à s’intégrer dans la vie sociale. Dans Geekerella, on constate qu’il y a le sentiment de honte dans deux cas différents. Si les personnages considérés comme geeks (Darien et Elle) éprouvent parfois de la honte, ce n’est pas tant parce qu’ils aiment Starfield, mais parce qu’ils ne veulent pas être rejetés par les autres.
Qu’il le veuille ou non le geek est en effet, même s’il fascine par ailleurs du fait de sa maîtrise d’engins impressionnants, l’objet d’une moquerie diffuse ou appuyée qui ne peut, dans beaucoup de cas, que l’isoler des autres ou le forcer à ne plus se retrouver qu’entre individus du même style que lui, pratiquant solitairement les mêmes loisirs et ne se retrouvant qu’épisodiquement lors d’événements spécifiques. [8]
Darien, lors d’une émission pour promouvoir la sortie du film, doit répondre à certaines questions sur l’histoire et fait exprès de ne pas savoir la réponse à la dernière question pour ne pas paraître trop geeky aux yeux de ses fans. D’un autre côté, il y a les personnages présentés comme les « cool kids » qui, eux, ont honte d’être associés à Starfield car la série est présentée comme la série des geeks. C’est le cas d’un des garçons du country club qui porte un t-shirt Starfield, mais qui explique que dernier appartient à son frère de manière à évacuer la sensation de honte qu’il ressent ; il ajoute d’ailleurs que son frère « is into that dumb nerd stuff [9] ». Le fait d’être perçu comme un geek manifeste de la honte et on constate alors qu’il y a des stéréotypes bien formatés, comme le dit Billard : « Cette désignation scolaire négative du geek est en réalité directement liée à la culture scolaire américaine, qui aime par-dessus tout distinguer et classifier les individus en quelques catégories bien identifiables (notamment dans les séries américaines reprenant ces stéréotypes[10] ». Il répertorie alors trois grandes classes : le ou la prep (souvent la cheerleader ou le garçon riche), le jock (le beau sportif) et le geek/nerd, dont la caractéristique principale est d’être anti-social et qui considéré comme le freak car il n’a pas de vie sociale. Cependant, dans Geekerella, Elle et Darien (les geeks), ne sont jamais présentés comme des freaks ; la seule personne qui est verbalement présentée comme tel par Chloe, c’est Sage, la collègue d’Elle, qui n’est pas une geek mais qui n’est pas non plus dans le groupe des cool kids. Sage est un personnage à part, avec un style un peu déluré parce qu’elle coud ses propres vêtements et est rejeté par les cool kids. Dans Geekerella, le geek n’est pas un freak, parce que justement, il est déjà répertorié dans la catégorie « geek » de la culture scolaire américaine. Mais Sage, elle, ne fait partie d’aucune catégorie connue, elle est la plus marginalisée, ce qui fait d’elle un freak, un monstre, parce qu’elle n’éprouve aucune honte. D’ailleurs, son nom « sage », veut littéralement dire être avisée, et par conséquent, elle est au-dessus de ces catégories, elle est libérée des carcans, ce qui n’est pas le cas du geek.
Tension entre dork ringard et fan cool
Par ailleurs, Geekerella propose au lecteur de suivre l’évolution du fandom, entre le dork ringard et le fan moderne et cool.
Deux visions du fandom de Starfield se chevauchent et se confrontent dans le roman. Starfield, largement inspiré par Star Trek et Star Wars, est à l’origine une série des années 90 dont le père et la mère d’Elle étaient fans : « Dad, though…he was there from the beginning. The original fanboy. He even started a convention for it. ExcelsiCon[11] ». Les fans de la première heure sont donc les originaux, les vrais fans : « Starfield isn’t a game to us. We’re a family, not a franchise[12] ». Cette remarque montre d’ailleurs que l’industrie cinématographique cherche davantage à faire de l’argent plutôt qu’à créer de nouvelles histoires. En effet, le fait de faire un reboot révèle le système de recyclage culturel perpétuel dans lequel nous nous trouvons. Simon Reynolds, dans Retromania, note : « Nostalgia is now thoroughly entwined with the consumer-entertainment complex: we feel pangs for the products of yesteryear, the novelties and distractions that filled up our youth[13] ». De plus, dans Geekerella, les vrais fans ont peur que le choix des acteurs ne corresponde pas à leurs attentes : « they’d better not whitewash my prince[14] ». Toutefois, le reboot n’est pas qu’une malédiction pour les fans de la première heure : en effet, il attire de nouveaux fans, qui certes ne connaissent pas forcément la série originale, mais qui vont de nouveau alimenter Starfield, même si ces fans sont des fans déchaînés qui sont davantage attirés par le film pour l’acteur principal que par l’intrigue. C’est le cas des deux sœurs jumelles, Chloe et Calliope, qui sont avant tout, fans de Darien Freeman : on a donc d’un côté les Stargunners, et de l’autre les Darienites (majoritairement féminines), qui elles, se déplacent dans les deux fandoms, Seaside Cove et Starfield. Le fandom en tant que regroupement de personnes autour d’un même objet se présente alors de deux manières : d’un côté, un fandom assez « traditionnel » puisque les vrais fans sont aujourd’hui des adultes et ont transmis leur amour de la série à leurs enfants, et de l’autre, un fandom moderne qui se construit rapidement et s’intéresse plus aux acteurs qu’aux personnages sous un effet de viralité. Alors qu’Elle crée un blog Rebelgunner, ses demi-sœurs font un vlog, ce qui marque déjà un décalage dans leur fannishness. Le geek dans le roman de Poston est celui qui va s’intéresser à l’univers, tandis que celui qui s’intéresse à l’acteur est un simple fan, un faux fan pour le geek.
Ce clivage du fandom, dans sa représentation, se manifeste également, d’une certaine façon, chez certains personnages du roman, en particulier chez Darien, qui est à la fois la star internationalement connue et le dork fan de la série dont il joue le héros principal. Cette dualité du personnage, à la confluence de deux représentations du fan, cherche à témoigner de la complexité de l’évolution du fandom. Darien, en incarnant Carmindor, the Federation Prince, est constamment en train de se comparer à l’acteur original, David Singh, qui est la seule représentation du personnage jusqu’alors. La différence de perception entre les deux stars est frappante, et Darien ne cesse de comparer l’évolution du fandom :
The original Starfield show barely made the ratings, and yet it somehow inspired a cult following. He got fans for his work, for inspiring people to think bigger than the Earth and ignite the stars.
I get fans for my abs.[15]
Darien est toujours présenté comme un personnage clivant dans sa manière de se présenter face à son fandom initial dans lequel il est l’objet admiré, et celui dont il fait partie en tant que fan, Starfield. Avec un fandom principalement constitué de jeunes filles qui l’admirent pour son corps, Darien est constamment tiraillé entre ce qu’il doit faire et ne pas faire pour continuer à faire de l’argent, et ce qu’il est réellement au fond de lui : un fan geeky de Starfield. Sa partenaire de jeu, Jessica Stone, après avoir découvert que Darien connaît tout de Starfield, contrairement à elle, lui dit : “You’re cute. No wonder they chose you for the lead. Equal parts dorky and sexy. A winning combo[16] ». C’est donc ses positions dans les deux fandoms qui lui permettent de faire un bon Carmindor. Mais la dualité de Darien ne s’exprime pas simplement dans la façon qu’il a de se présenter face à son fandom ; elle se manifeste également dans l’intime, lorsqu’il envoie des messages à Elle, se faisant passer pour un Carmindor tout en étant le plus lui-même. Il se perd d’ailleurs de plus en plus tout au long du roman, car il ne peut être complètement Darien s’il se décrit comme un Carmindor. Darien est donc un personnage qui brouille les frontières entre les différentes visions du fandom, et les différentes personnalités avec lesquelles il doit jongler.
Différentes formes de geekiness et développement du personnage adolescent
Enfin, comme nous l’avons vu précédemment, Geekerella présente diverses formes de « geekiness » mais ces manifestations sont le reflet de l’évolution du personnage, de son rapport à l’objet culturel aimé et son rapport à lui-même : les personnages passent de la figure adolescente à la figure adulte.
En effet, les personnages portent des regards différents sur les objets culturels et s’interrogent sur ce que signifie vraiment être fan et être geek, si suivre la tendance fait partie de la geekiness. Chloe s’intéresse à Starfield parce que c’est à la mode : « We get it, Elle. You’re a huge nerd. But guess what? Everyone likes that star show now. It’s, like, retro chic or something[17] ». Chloe souhaite attirer l’attention, faire partie de ce nouveau phénomène de mode, c’est la fake geek girl par excellence :
La reconnaissance actuelle et l’évolution de la perception des geeks dans la sphère publique ont alors deux conséquences du point de vue des rapports de genre. Tout d’abord, de plus en plus de femmes se revendiquent geek, ensuite, ces filles ne seraient pas des vraies. Elles seraient arrivées tard, profiteraient de la mode pour prétendre être des geeks, afin de séduire ou participer à l’émulation autour du mouvement et ainsi attirer la lumière vers elles.[18]
Cette fausse façon d’aimer un univers fictif n’est donc pas considéré comme être la bonne manière d’être geek par les vrais fans. Mais cette différence entre les personnages et leur manière d’appréhender Starfield est aussi révélatrice d’un questionnement plus profond sur ce qu’est être fan et être geek. C’est d’ailleurs au cours d’une conversation avec Jessica Stone que Darien se demande ce que signifie être un vrai fan, car il ne se sent pas légitime en tant que Carmindor face à David Singh et craint de ne pas convaincre les véritables fans. Jessica Stone lui rappelle que plusieurs acteurs ont joué Batman, et que même s’il en préfère un à l’autre, cela ne veut pas dire qu’il n’est pas un vrai fan de Batman :
“So who do you like better, Val Kilmer or Christian Bale?”
I scoff. “No one in their right mind likes Val Kil—”
She makes a buzzer sound with her mouth. “Does that mean you aren’t a true fan?”
“What?”
“If you like one Batman over another? Which Batman does a true fan like?”
“I—” I realize what she means. “I guess it depends on the fan.”[19]
Ce questionnement sur ce que signifie être fan révèle que le geek s’interroge sur ce qu’il transmet comme image aux autres, et ce qu’il est au fond lui.
Pour finir, l’appartenance au fandom dans Geekerella est synonyme d’apprentissage : que ce soit une nouvelle compétence à acquérir ou un développement personnel. On voit ici d’ailleurs le lien avec la littérature adolescente (Young Adult), où les personnages sont censés avoir évolué à la fin du roman, ils sont censés avoir grandi à la manière du Bildungsroman. Dans Geekerella, la geekitude se caractérise par l’apprentissage de la couture : Elle va chercher des informations sur Internet (Youtube en particulier), pour apprendre à coudre pour faire son costume pour le concours à la convention geek. Cet apprentissage informel est de plus en plus présent aujourd’hui, car à l’importance des technologies, comme le souligne Elaine Tan :
The research uncovered how the students interacted with each other in these informal spaces and the role that YouTube video content plays in community formation and supporting informal peer learning. The nature of informal learning spaces being that their focus being not solely of education, but also of entertainment leads to a variation in quality, reliability and suitability of content.[20]
Si Tan se concentre spécifiquement sur l’utilisation de Youtube à l’école, on peut noter qu’Elle dans Geekerella cherche également à apprendre différemment, puisque qu’elle ne peut pas apprendre la couture à l’école. Mais l’utilité du fandom se manifeste aussi dans le développement personnel des personnages. C’est Darien qui va le plus évoluer dans le roman, étant aussi celui qui se cache le plus derrière son personnage préféré. À la fin du roman, comme tout bon prince de conte de fées, il va enfin sortir de la narration qui lui a été imposée (celle du prince Carmindor) pour pouvoir écrire sa propre histoire : « I’m going to do what Carmindor should’ve done in the last episode of Starfield, I’m going after the girl[21] ». Darien, pendant tout le roman, s’accroche à son personnage préféré, pensant qu’il doit faire tout comme lui, que ce personnage fait tout correctement, mais se rend compte à la fin qu’il doit faire autrement que Carmindor pour pouvoir avoir sa propre fin heureuse et pour évoluer en tant que personne. Être geek, c’est donc s’immerger dans le monde fictionnel pendant un temps, pour pouvoir se protéger, pour aller d’un point A à un point B, et enfin, le moment venu, c’est ce lien avec le fandom, c’est l’expérience dans le fandom qui va permettre au geek de devenir lui-même.
En reprenant un conte de fées connu de tous, Poston utilise les personnages typiques (le prince, la jeune fille seule et timide qui va devenir la princesse, les horribles demi-sœurs et la marâtre, la marraine la bonne fée..) ainsi que toutes les péripéties qui vont avec (le Prince et Cendrillon qui ne savent pas qui ils sont l’un pour l’autre, la marraine qui va créer la robe et emmener la princesse au bal…) en les combinant avec les stéréotypes de la culture scolaire américaine (la prep, le jock, le geek, etc) pour transposer le conte de fées à l’époque moderne, à l’époque du geek. Ce que ce roman nous apprend fondamentalement, c’est que le geek, c’est un marginal par rapport aux autres, mais que ces autres, aussi différents soient-ils, ont également leur forme de geekiness, et qu’elle soit bonne ou mauvaise, ça, ça n’a pas vraiment d’importance.
[1] Catherine Tosenberger, « Mature Poets Steal: Children’s Literature and the Unpublishability of Fanfiction », Quaterly – Children’s Literature Association, vol. 39, no 1, 2014, p. 6.
[2] Ashley Poston, Geekerella, Quirk Books, 2017, p. 165.
[3] David Peyron, Culture geek, Limoges, Fyp, coll. « Collection Innovation », 2013, p. 13-14.
[4] Ashley Poston, Geekerella, op. cit, p. 272.
[5] Ibid., p. 271.
[6] Ibid., p. 273.
[7] David Peyron, « Interrelation et participation : : Évolutions des relations entre fans et producteurs dans la culture geek », dans Brigitte Chapelain et Sylvie Ducas (dir.), Prescription culturelle : Avatars et médiamorphoses, Villeurbanne, Presses de l’enssib, coll. « Papiers », 2018, p. 301‑314, en ligne, <https://books.openedition.org/pressesenssib/9411>, consulté le 19 avril 2024.
[8] Vincent Billard, Geek philosophie, Québec, Presses de l’Université Laval, coll. « Collection Quand la philosophie fait pop! », 2013, p. 29.
[9] Ashley Poston, Geekerella, op. cit., p. 44.
[10] Vincent Billard, Geek philosophie, op. cit., p. 29.
[11] Ashley Poston, Geekerella, op. cit., p. 25.
[12] Ibid., p. 41.
[13] Simon Reynolds, Retromania: Pop Culture’s Addiction to Its Own Past, New York, Faber and Faber, 2011, en ligne (ebook).
[14] Ashley Poston, Geekerella, op. cit., p. 19.
[15] Ibid., p. 39.
[16] Ibid., p. 88.
[17] Ibid., p. 106.
[18] David Peyron, « De la fake geek girl au vrai geek. L’appropriation des univers de fiction dans la culture geek, outil de hiérarchisation genrée », dans Bourdaa, Mélanie et Alessandrin, Arnaud (dir.), Fan et gender Studies : La rencontre, 2017, Editions Téraèdre, Passages aux actes, doi 978-2-36085-084-6, en ligne.
[19] Ashley Poston, Geekerella, op. cit., p. 165-166.
[20] Elaine Tan, « Informal learning on YouTube: exploring digital literacy in independent online learning », Learning, Media and Technology, vol. 38, no 4, décembre 2013, p. 463‑477, en ligne, <doi: 10.1080/17439884.2013.783594>.
[21] Ashley Poston, Geekerella, op. cit., p. 286.
Corpus :
Poston, Ashley, Geekerella, Quirk Books, 2017.
Références :
Billard, Vincent, Geek philosophie, Québec, Presses de l’Université Laval, coll. « Collection Quand la philosophie fait pop! », 2013, 202 p.
Peyron, David, Culture geek, [Limoges], Fyp, coll. « Collection Innovation », 2013.
———, « De la fake geek girl au vrai geek. L’appropriation des univers de fiction dans la culture geek, outil de hiérarchisation genrée », dans Bourdaa, Mélanie et Alessandrin, Arnaud (dir.), Fan et gender Studies : La rencontre, 2017, en ligne, <hal-02566901>.
———, « Interrelation et participation : : Évolutions des relations entre fans et producteurs dans la culture geek », dans Brigitte Chapelain et Sylvie Ducas (dir.), Prescription culturelle : Avatars et médiamorphoses, Villeurbanne, Presses de l’enssib, coll. « Papiers », 2018, p. 301‑314, en ligne, <https://books.openedition.org/pressesenssib/9411>, consulté le 19 avril 2024.
Reynolds, Simon, Retromania: Pop Culture’s Addiction to Its Own Past, [format ePub], New York, Faber and Faber, 2011, s. p.
Tan, Elaine, « Informal learning on YouTube: exploring digital literacy in independent online learning », Learning, Media and Technology, vol. 38, no 4, décembre 2013, p. 463‑477, en ligne, <doi: 10.1080/17439884.2013.783594>.
Tosenberger, Catherine, « Mature Poets Steal: Children’s Literature and the Unpublishability of Fanfiction
Velain, Marion (2025). « Geeks, dorks et nerds dans Geekerella (2016) ». Pop-en-stock, URL : [https://popenstock.uqam.ca/articles/geeks-dorks-et-nerds-dans-geekerella-2016], consulté le 2025-04-03.